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jeudi 13 février 2014

Nouvelle fraude théologique de la Watchtower

Sous le titre “Fraude archéologique”, à la rubrique bien connue des Témoins de Jéhovah “Coup d'œil sur le monde”, on peut lire la dépêche suivante parue dans leur revue Réveillez-Vous! du 8 octobre 2010, p.29 :
Sceau d'argile de l'époque de Jérémie
“Au Japon, l’un des archéologues les plus célèbres, surnommé le divin chercheur en raison de ses découvertes apparemment stupéfiantes, a été filmé en train de frauder. Grâce à une caméra mise en place par le journal Mainichi Shimbun, il a été surpris à ensevelir des objets en pierre sur un site archéologique avant que l’équipe de fouilles n’arrive. Ne pouvant nier les faits, l’archéologue a admis qu’il enterrait des objets de sa collection. Actuellement, tous les résultats de ses 30 années de travaux sont passés en revue. Les éditeurs attendent de modifier en conséquence les ouvrages de référence et les manuels scolaires d’archéologie.”
Le Larousse définit ainsi ce qu'est une FRAUDE :
“Acte malhonnête fait dans l'intention de tromper en contrevenant à la loi ou aux règlements.”
D'après Wikipedia, “la falsification, la dissimulation, l'adultération sont des exemples de fraude.”

Dans le livre "DIEU NOUS PARLE PAR JÉRÉMIE" publié par la Watchtower, sous couvert d'apporter du crédit à l'existence des personnages bibliques que sont Jérémie et Ebed-Mélek, les auteurs de l'encart page 55 dissimulent une information capitale. Un information auquel le lecteur non averti devrait avoir droit, puisqu'elle infirme la clé de voûte de l'édifice théologique des Témoins de Jéhovah construit depuis 1870 !

Ce n'est bien sûr pas la première fois... Mais ce qui est plus grave ici, c'est que la Watchtower glisse sa version des faits d'une manière si habile qu'on est amené à croire que cette version est corroborée par l'autorité archéologique, en la personne de la très réputée Mme Eilat Mazar :

“Récemment, deux découvertes dans ce qui était la Cité de David sont venues étayer le chapitre 38 de Jérémie, où il est question d’eux.  L’archéologue Eilat Mazar a rapporté avoir mis au jour un petit sceau en argile, ou bulle (en bas à gauche). L’objet a été exhumé en 2005, au cours de fouilles sur une strate datant de l’époque où Jérusalem a été détruite, en 607 av. n. è. Le sceau porte l’ancien nom hébreu “ Yehoukal ben Shélémyahou ”, ou “ Youkal le fils de Shélémia ”, en français.”
Vous n'avez pas pu la manquer, la fameuse date de 607 avant JC, indispensable au calcul prophétique de la Watchtower pour fonder sa doctrine des derniers jours débutant en 1914, laquelle  fait dire aux Témoins de Jéhovah que la fin du monde est proche... depuis un siècle. 

Seulement, gros problème, les archéologues des pays bibliques sont unanimes à porter la destruction de Jérusalem, non pas en -607, mais en -586, -587. Ce qu'il faut bien sûr à tout prix dissimuler aux lecteurs Témoins de Jéhovah et sympathisants, par exemple en omettant les déclarations suivantes de Mme Eilat Mazar dans le contexte de sa découverte du sceau :

mardi 20 mars 2012

607 ou 587, le verdict de Zekaria


En situant la destruction de Jérusalem par les Babyloniens en l’année 607 avant notre ère, contrairement à tous les historiens qui placent cet évènement en – 587, la Watchtower affirme qu’elle est en accord avec la Bible. Est-ce exact ?

La réponse est importante, car elle détermine la légitimité d’un savant calcul menant à l’année 1914, date à laquelle Jésus serait devenu roi et qui marquerait le début des « derniers jours » de l’humanité actuelle selon la Watchtower. La détermination à l’avance de 1914 (quoique son association avec l’intronisation du Christ soit beaucoup plus tardive) semble également donner du crédit à ses dirigeants en leur capacité inégalée  à interpréter les prophéties bibliques.

Si relativement peu de Témoins sont capables d’expliquer ce calcul seulement à l’aide de la Bible, sans le support des publications de la Watchtower, rares sont ceux qui pourraient prouver que les Ecritures permettent de fixer l’année 607 avec certitude. Les publications présentent généralement cette date comme acquise et établie [1].

Avec une grande simplicité, le livre de Zekaria permet toutefois de situer la date de la destruction de Jérusalem tout en s’harmonisant parfaitement avec l’expertise historique et archéologique. Voici comment.
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